mardi 15 janvier 2019

Les indiens des Andes

« Lorsqu’ils sont arrivés, ils avaient la Bible et nous avions la Terre. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés. Lorsque nous les avons ouverts, ils avaient la Terre et nous, la Bible », Jomo Kenyatta, anthropologue et homme d’état kenyan (1894 - 1978).

Les conquistadors ont spolié les Indiens, ruiné leur civilisation et créé un immense traumatisme. Longtemps réduits à l’état d’esclaves, exterminés dans certains pays, méprisés encore de nos jours, les Indiens des Andes, après 500 ans d’ostracisme, commencent à prendre conscience de la richesse de leur culture et réclament le droit à la reconnaissance de leur langue et de cette culture.


Le conférencier Gabriel TARLÉ, avant de revenir dans sa région natale (Queyssac en Dordogne) en tant qu’inspecteur de l’Éducation Nationale, a été ethnolinguiste en Équateur.
          

C’est au cours de son travail à l’Université Catholique de Quito pour la mise en place d’un système d’alphabétisation en Quechua qu’il a connu un jeune otavaleno (habitant d’Otavalo en Équateur). Ce dernier lui a demandé de devenir, avec son épouse, parrain et marraine de son premier fils INTI.

Cette entrée dans la famille MUENALA PINEDA VEGA (plus de 200 personnes) lui a ouvert les yeux sur un monde inconnu.

À travers des cérémonies symboliques et de nombreux échanges, il a découvert toute la richesse et la sagesse spirituelle des Indiens de la province de l’IMBABURA au nord de l’Équateur.

Les Indiens ne sont pas « écolos », ils sont « nature » et « naturels ».

« Sans la Terre, vous ne seriez pas là et sans vous, elle ne serait pas aussi belle. Elle est notre mère, la Pachamama, il faut la respecter ».

Toute la nature est vivante, tout est sacré : les gens, les animaux, les végétaux.

Le gaspillage est interdit. On pratique le troc en fonction de ses propres besoins.

Demander plus que ce dont on a besoin est criminel !

Pour qu’il n’y ait pas de cumul entre la richesse et le pouvoir, l’homme politique doit d’abord se ruiner…

Le quinoa chez les Indiens est un insecticide. Ils tapissent les murs de leurs maisons d’un enduit à base de quinoa et en plantent entre les rangs de maïs pour chasser les insectes.

Autant de préceptes et de pratiques qui ne peuvent que nous donner à réfléchir…

Gabriel TARLÉ, passionné, passionnant et parfois émouvant, a brossé un portrait de ces Indiens qui nous a donné envie d’en savoir plus. Un essai d’ethnohistoire publié en 1971 peut nous y aider : «  La vision des vaincus » de Nathan WACHTEL rend compte de la conquête de l’Amérique du point de vue des Indiens.

Jacqueline

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