dimanche 23 décembre 2018

Une plongée dans la préhistoire au cours d’un café littéraire UTL à Lamonzie

Une histoire de la naissance de l'Homme moderne

Scène d'un film tiré de l'ouvrage (Image Pinterest)
Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu a peu dégagé de la bête et il apparait à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connait l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
Voici ce que nous dit l’éditeur de Jean Mary Auel, lorsqu’il présente le  premier tome des « Enfants de la Terre » , qui fait partie des 10 livres qui seront discutés cette saison dans l’une ou l’autre des médiathèques du Bergeracois au cours de nos séances animées, autour d’un café...


 Un best-seller vendu à plus de 45 millions d'exemplaires

Jean Mary Auel (Image Pinterest)
Publié en 1980, le « Clan de l’Ours des Cavernes » rencontre un succès formidable. Le dernier tome de la série est publié trente-et-un ans plus tard, le 29 mars 2011.
Son auteur est une américaine ,Jean M. Auel, née le 18 février 1936 à Chicago, dans l’Illinois. Elle étudie à la Portland State University, et devient, à cette époque, membre de Mensa, une organisation destinée aux personnes ayant un quotient intellectuel élevé. Elle obtient une maîtrise en administration des affaires en 1976 à l'Université de Portland et reçoit quelques diplômes honoraires de l'université du Maine et du Mount Vernon College pour femmes.
Elle quitte au même moment son poste dans une société d'électronique et commence alors, à l'âge de 40 ans, à se documenter sur la préhistoire pour écrire son premier roman, un livre situé à l'âge glaciaire. C'est pour augmenter sa connaissance sur cette époque qu'elle décide d'apprendre les méthodes préhistoriques pour construire un refuge de glace, faire du feu, tanner le cuir et tailler le silex pour faire des outils.
C'est en 1977 qu’elle décide,  alors qu’elle est mère de famille de cinq enfants, de se consacrer à cette période qui la passionne : la préhistoire, dont elle tirera les 6 volumes de la  saga "Les enfants de la Terre".

Ses livres se vendront à plus de 45 millions d'exemplaires dans le monde.

La question de la femme dans la préhistoire

Lorsque l’histoire débute, nous nous situons il y a 200 000 ans,  l’homme de Neandertal va  bientôt laisser place à l’Homo Sapiens, « le clan des autres »…et plutôt que de vous raconter l’histoire ou vous donner mon avis, je vais me contenter de reprendre un brillant commentaire d’une lectrice anonyme trouvé sur Babelio

Cette personne s’était refusée à lire cette saga, campant ainsi sur des positions que ses études d'égyptologie n'avaient fait que renforcer. Ses raisons étaient simples : « .. Traiter de la préhistoire sous la forme d'un roman lui paraissait plus que risqué. Ceux qui ont étudié l'anthropologie et L'Histoire humaine le comprendront sans doute. En effet, l'homme moderne a une fâcheuse tendance à juger les comportements et coutumes de ses ancêtres, ne les voyant qu'à travers le prisme de ses propres tabous et croyances. Or c'est là que l'on tombe dans le piège de la pseudo science. Savoir ce que les humains nous ayant précédés sur cette terre ont pensé est impossible. Nous ne pouvons savoir ce qu'ils ont exactement ressenti, pensé, dit et vécu, car ce qu'il nous reste d'eux se résume à des fossiles, quelques objets ( pas toujours datables ) et lieux où leur empreinte à subsisté. Autrement dit, une toute petite partie ( peut-être peu significative à l'époque ) de ce qu'a pu être leur vision du monde et leur façon d'évoluer à une époque aussi reculée. Les romans se voulant historiques ont souvent ce défaut : ils illustrent ( parfois de façon brillante ) l'époque et la société dans lesquelles ils se déroulent, mais les personnages mis en scènes raisonnent à la manière d'hommes contemporains. On peut difficilement le reprocher aux auteurs, n'ayant que pour seuls modèles vivants les hommes d'aujourd'hui ( et très souvent, de leur propre société ), mais il est regrettable que tant d'entre eux se vantent de comprendre et de présenter avec réalisme des cultures aujourd'hui disparues. Mettre en scène et de manière fictionnelle sa propre société quelques décennies en arrière est déjà délicat, alors imaginez pour des hommes séparés de nous par des milliers d'années...
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Un grand merci à cette lectrice anonyme pour la pertinence de son analyse. 

Dana,  co-animatrice des Cafés Littéraires de l’UTL avec Christian et Jacqueline.
 

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