mardi 27 novembre 2018

De la vidéo ... à la Psycho


Le nom de l’atelier animé par Jean-Marc Merlent interpelle : « Vidéo familiale ».  En quoi ce type de vidéo est-il différent des autres vidéos ?

Jean-Marc a bien voulu répondre à quelques questions, dont celle-ci-dessus.

J.M.M : La vidéo familiale est destinée à très peu de spectateurs, mais va avoir une grande influence sur eux, et tout spécialement sur ceux qui ont été filmés. Notamment lorsqu’un adulte voit un film de lui lorsqu’il était enfant.  Plus il le visionnera longtemps après qu’il ait été réalisé, plus la vidéo sera riche et l’influencera.

Quoi de plus banal, par exemple, qu’une mère et son enfant regardant un livre d’image. Mais lorsque l’enfant devenu adolescent ou adulte reverra ce film, ceci entrainera une forte émotion lorsqu’il observera ce moment de rapprochement…que ce dernier existe toujours ou n’existe plus.

Un autre exemple : la visite d’un aquarium en famille. Certes, les magnifiques poissons vont être filmés. Mais le plus important, ce ne sont pas les poissons…mais la famille qui regarde les poissons. Si on filme les regards, et si, tous les 3 plans, il y a une image de quelqu’un que l’on connait, ceci rendra le film beaucoup plus agréable à regarder.

EJ. Et quels sont les autres « recettes » pour qu’un film « familial », justement, n’ennuie pas ceux qui le visionnent ?


J.M.M : Ce n’est pas la technique qui est la plus importante, mais le regard que le vidéaste porte sur ceux qu’il filme. Il doit être bienveillant. Actionner votre caméra lorsque l’un de vos proches est dans une situation ridicule, cela vous fera peut-être sourire sur le moment. Mais lorsque l’acteur de la séquence se verra, il vous en voudra peut-être, et, en plus, il n’acceptera plus que vous le filmiez. Quel avantage ?

Au contraire, plus votre famille ou vos amis verront que vos films sont plaisants, plus ils vont se laisser filmer et resteront naturels.

Mais le regard n’est pas le seul élément qui soit important. Il y a aussi l’écoute : « C’est l’œil qui démarre la caméra, c’est l’oreille qui l’arrête » : si ce qui est dit est intéressant, le film sera regardé avec plaisir.

E.J : Faire une vidéo familiale demande donc beaucoup de psychologie ! Et au niveau matériel : avec une caméra, on peut faire des coupures ; alors, quel est l’utilité d’un logiciel de montage ?


Le montage permet de raconter une histoire, de donner du rythme au film. Il apporte les mêmes « plus » que le traitement de texte par rapport à la machine à écrire : il permet de faire des « copier coller » et, par exemple, d’inverser l’ordre initial selon ce que vous voulez raconter. Il existe des logiciels de montage gratuits et d’autres peu onéreux (25 à 50 Euros) et je pourrai, bien sûr, conseiller sur le sujet ceux qui le souhaitent.

Nous faisons, lors de l’atelier, beaucoup d’exercices pratiques. Et l’utilité d’un logiciel sera donc vite perçu par les participants même s’ils n’en ont pas un dès le début.

Car la photo est une poésie, elle suscite une émotion ; la vidéo est une nouvelle, elle raconte une histoire.

E.J : Merci Jean-Marc. Je crois que quelques places sont encore disponibles pour cet atelier, qui a lieu un samedi sur deux, de 10 H à 12 H.

Pour quelques précisions complémentaires, cliquer ICI ou n’hésitez pas à remplir le formulaire de contact de ce blog.

                                                                                                                                                                            Evelyne JEAN

1 commentaire:

  1. Merci pour cet éclairage… sans lumière artificielle.
    Christian

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